« Ça sert à tout, ça sert à rien » : cette expression populaire est un petit peu détournée. Elle est en correspondance avec cette interrogation : pourquoi utilise t’on toujours autant l’image du cerf, de nos jours comme il y a des … siècles ?
Que représente t’il pour ceux qui en utilisent l’image… et pour ceux qui la reçoivent ?
Des peintures de l’âge des cavernes, en passant par le dessin, la mosaïque, la sculpture, la photographie, le cerf et ses représentations accompagnent plus ou moins notre vie quotidienne. Il a inspiré de nombreux manuels de chasse, mais également des écrivains et des poètes
Son utilité a pourtant bien changé avec le temps : de gibier fournisseur de viandes, peaux, bois, os que l’on pouvait travailler et transformer… il est devenu le plus grand de nos mammifères d’Europe, le « roi » de nos forêts. On le chasse encore un peu parce qu’il prolifère en certains endroits et que l’on doit maintenir un équilibre entre les espèces. On en mange beaucoup moins, sous forme de ragoûts, de pâtés et ses bois servent à faire des manches de couverts, du petit mobilier… . C’était autrefois un privilège aristocratique de l’élever, de pouvoir le chasser. Il est l’objet de sorties « nature », surtout quand il va bramer.
Le port de bois sur la tête (ce ne sont pas des cornes, même si les supers cocus en ont capté l’image) distingue le cerf des autres animaux : il les perd chaque année et leur repousse annuelle confèrent au cerf des vertus de vitalité, de renouveau, d’énergie, de puissance et de longévité.
Cernunos, dieu honoré par les gaulois, était paré d’une belle paire de bois !
Dans la famille du cerf il y a aussi la biche odorante dont les yeux, la fragilité, les abois (le soir au fond des bois avec le son du cor), et puis le faon… dont Bambi est le meilleur représentant !
Comment se fait-il donc que – bien moins utile – on retrouve autant ces images du cerf sur les objets de notre vie quotidienne ?
La collection présentée dans cette exposition propose une variété d’objets : des statuettes décoratives de différents matériaux pour les dessus de cheminée comme de jouets pour les enfants. Les têtes en plastique des années 1960 sont des miniatures bien moins imposantes que les vrais massacres ou têtes empaillées demandant châteaux et salles hautes de plafond.
Mais pourquoi retrouve t’on alors ces cervidés sur des baromètres, des horloges, des pots, mugs, pichets, vases, des chausse-pieds, des bouchons, des étiquettes ou/et des bouteilles, assiettes, magnettes, fèves, porte-clefs, pin’s, bijoux, porte-manteaux, carreaux, brosses, pipes, bougeoirs, corbeilles, porte-crayons, serre-têtes, mouchoirs, serviettes, boîtes, tissus divers, tapisseries (au point de croix), coussins, broderies, rideaux, des décorations de Noël…
Merci aux particuliers qui ont prêté quelques objets et à toutes les personnes qui depuis des années ont peu ou prou alimenté cette collection particulière de cerfs en tous genres
Autre remarque : quelques entreprises n’hésitent pas à reprendre le cerf comme emblème : hôtel, matériel agricole, whisky… . La publicité – marchande, culturelle… – n’est pas en reste pour utiliser cette image : que promeut-on en rajoutant quelques bois ?
A quoi servent les cerfs ?

(pour télécharger l’affiche, il vous suffit de cliquer dessus, puis de l’enregistrer à l’aide du bouton droit de la souris)

Expo Cerf à tout septembre 2015

 

 

 

 

 

 

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