
De récentes études appuyées sur les fouilles de la DRAC de 2012 à 2020 ont démontré que le site du Prieuré appartient à l'un des gisements archéologiques majeurs de la région, couvrant un spectre historique allant du néolithique à nos jours avec une grande richesse de vestiges gallo-romains et médiévaux.
Le Prieuré a toutjours été un lieu de rencontres et d'échanges, situé à la frontière entre Berry et Bourbonnais, entre deux religions, et plusieurs influences politiques.
Le prieuré d’Allichamps est une importante station située sur la voie joignant Néris à Bourges. Les recherches de J.-Y. Hugoniot y ont révélé la présence d’une villa gallo-romaine au Haut-Empire. Un sanctuaire lui succède au Bas-Empire (18.038.017.AH).
Un Vicus, traversé du nord au sud par le Cher, se développe autour de la voie principale et du prieuré.

Durant l’Antiquité, l’empereur Claude II fait élever un Temple dédié à Diane et une vaste nécropole romaine occupe les environs.
Le site du Prieuré fait partie intégrante d’un vaste ensemble gallo-romain. Du IIème au IVème siècle une villa occupe l’emplacement de l’actuelle église en relation avec le réseau viaire reliant Bourges à Clermont-Ferrand.
Cette nécropole est bien organisée avec fossés, palissade, bûcher funéraire ; mais aussi de manière parfois anarchique, comme en témoignent des sépultures localisées dans les fossés de la voie antique. Ce lieu de sépulture a été utilisé sans interruption au-delà de l’Antiquité, par les mérovingiens et plus tardivement jusqu’au XVIe siècle Un autre lieu de sépulture existe sur l’emprise du site, au « Champ de Bataille ».
L’église du prieuré Saint-Etienne d’Allichamps est construite au milieu du XIIe siècle et donnée au bénéfice de l’Abbaye de Plaimpied de l’ordre des Augustins, située près de Bourges par Maitre Humbert., alors chanoine de la région.
Maitre Humbert, un pape à Bruère
Umberto Grivelli, qui devint pape sous le nom d’Urbain III. La photo représente le Pape Urbain III, mieux connu en Berry sous le nom de Maître Humbert ; né à Milan vers 1120, chanoine et archiprêtre de Bourges en 1144, il fut archidiacre de Bruère de 1145 à 1154, puis archidiacre de Bourges de 1154 à 1182 ; élu archevêque de Bourges en 1182, il retourna en Italie et devint cette même année archidiacre de Milan et cardinal ; consacré archevêque de Milan en 1183 il devint Pape le 25 novembre 1185. Son règne fut court, il mourut à Ferrare le 20 novembre 1187 en apprenant la prise de Jérusalem par les Sarrazins.
Sources : Dauzat, Buhot de Kersers, Mallard, De Raynal, Do Laugardière, Boudet, Abbé Offuis, Jean-Yves Hugoniot, Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry, Mgr Villepelet, Gaston Petit, Maurice Larguinat, Patricia Duret
Le premier avril 1284, le prieuré d’Allichamps reçoit la visite de l’archevêque de Bourges, Simon de Beaulieu, qui bénit de l’eau pour la réconciliation de l’église de Châteaumeillant, preuve que l’ancien itinéraire romain (voie romaine allant d’Avaricum à Néris-les Bains, avec une branche traversant le Cher à Bruère en direction de Châteaumeillant) est encore en activité. Le 11 novembre 1285, le convoi funèbre du roi Philippe Le Hardi se serait arrêté à Bruère.
Le 27 juin 1286, le seigneur local Annisius dit Goderat de Bruère, paroissien de l’église Saint-Etienne d’Allichamps, donne ses biens à l’abbaye de Plaimpied.
Au fil des siècles suivants, l’église souffre de plusieurs évènements traumatiques et remaniements. Ainsi, le territoire autours de Bourges, auquel appartient Bruère-Allichamps, est au coeur des conflits de la Guerre de Cent ans puis est confronté aux guerres de Religion, dans la seconde moitié du XVIe siècle, et à la Fronde, entre 1648 et 1653. La nef semble avoir été reconstruite une première fois au cours des XVe et XVIe siècles, à la suite de ces différents conflits. Par ailleurs, plusieurs zones de maçonneries rubéfiées sur les murs gouttereaux et les bras du transept témoignent d’épisodes d’incendie.
Cette église prieurale est mentionnée pour la première fois en 1183, dans les fonds de l’abbaye de Noirlac, sous la dénomination «Prioratus de Sancti Stephani de Elis Campis» puis en 1208, dans les fonds de l’abbaye de Fontmorigny, sous la dénomination «Prioratus de Alis Campis».
Le programme initial de l’église prieurale devait être celui d’un édifice suivant un plan bénédictin, composé d’un chevet à abside et deux absidioles, d’un transept, et d’une nef à travées, flanquée de collatéraux accessibles depuis le transept par les passages berrichons.
Les vestiges, sur les piles de la croisée, d’arcades tournées vers la nef témoignent de ce projet initial de nef à travées mais l’absence de vestiges de fondations d’autres piles dans la nef indique que le programme initial ne fut pas mené à terme, sans doute pour des soucis d’économie ou en raison du contexte historique du Berry à la fin du XIIe siècle (région frontalière aux affrontements entre le roi de France et le duc d’Aquitaine).
L’église devait donc être composée d’un choeur, d’une grande richesse architecturale, et d’une nef unique, probablement charpentée, issue d’un second programme plus modeste, assumant le remploi de la façade occidentale plus ancienne, avec sa largeur de nef plus étroite, par soucis d’économie. Aujourd’hui, plusieurs vestiges subsistent de cette église : le chevet et le transept, la façade Ouest et la portion occidentale de la nef, les arrachements de l’ancienne nef visibles au droit des bras de transept.
En 1569, le passage des reîtres du Duc des Deux-ponts, venant de La Charité et se dirigeant vers le Limousin, a été marqué par d’horribles dévastations. Il est probable qu’Allichamps se soit trouvé sur le chemin de ces pillards protestants, dont la piste se suit de Plaimpied à Châteaumeillant, en passant par Dun-sur-Auron et Orsan. Un siècle après le passage du Duc des Deux-ponts, le pays de Saint-Amand a été confronté aux troubles de la Fronde. Troubles militaires, certes, mais aussi nécessité de ravitaillement des armées frondeuses ou des armées royales pendant le siège du château de Montrond, tenu par les armées du Grand Condé.
C’est de cette époque que datent les premiers registres paroissiaux conservés. Les précisions qu’ils contiennent permettent de mieux connaître la vie des habitants. Le 30 juin 1660, un arrêt du grand conseil « réunit à la cure d’Allichamps les deux tiers de la dixme de bled, que le prieur de la celle-Bruère avoit coutume de lever et percevoir » et « adjuge au prieur d’alichamp les dixmes de Farges ».
En juin 1730, le procès-verbal de la visite pastorale de l’archevêque de Bourges, Monseigneur de la Rochefoucauld décrit l’état de l’église : «nous avons remarqué…que le marbre de l’autel de nostre dame de Pitié ne tient point, que les deux chapelles de Saint-Gilbert et Saint-Genefort sont sans aucune décoration, qu’il n’y a point de marbre sur l’autel de la deuxième, qu’il y a une partie de la nef qui n’est pas lambrissée et que le surplus est en mauvais état, qu’il n’y a point de dais au-dessus des fonts baptismaux, que les murs du cimetière ont besoin de réparations, que les grilles qui sont aux avenues sont rompues…»
En 1741, le prieur François PAJONNET prend possession de la cure d’Allichamps (jusqu’en 1793). Il entreprend de faire réparer l’église comme en atteste un devis daté du 28 juin 1744.aperiam

L’atlas dit «de Trudaine», dressé entre 1745 et 1780, représente le prieuré entier, entouré de son cimetière, à l’Est, et de quelques maisons au Sud. Allichamps et Bruère sont à l’époque deux localités distinctes : la carte dite «de Cassini», dressée vers 1767-1768, désigne Bruère comme un bourg et Allichamps comme un village. Ils seront rattachés en une seule commune en 1884.

Atlas dit «de Trudaine» pour la généralité de Bourges, feuille n°11, route de Bourges à Montluçon,
1745-1780
A l’aube de la Révolution Française, Allichamps n’est qu’une petite paroisse d’une vingtaine d’habitants. En 1791, le Directoire du district de Saint-Amand propose la suppression de la cure et à partir de 1793, l’église est peu à peu dépouillée. Le domaine du prieuré est dissocié de l’église et vendu comme bien national pour être affermé en 1791 puis en 1794.
Un mur de refend est construit pour fermer la partie occidentale et la transformer en bâtiment à l’usage du domaine. Une enquête du 4 Thermidor an IV (22 juillet 1796) indique « qu’une grande partie de l’église est écroulée et qu’on y exerce point de culte». Il s’agit de la partie centrale de la nef.
La nef écroulée et la partie orientale de l’église sont vendues en 1799. L’affiche de vente indique : « La ci-devant église de la commune d’Allichamps, canton de La Celle-Bruère, dont partie est écroulée, ce qui est attesté par l’administration municipale dudit canton, en date du premier prairial dernier, cette ci-devant église consiste en un bâtiment de la longueur dans l’oeuvre de quatre-vingt-quatorze pieds sur vingt-huit de large, carrelée en carreaux de La Celle exceptée deux toises qui sont carrelées en carreaux de terre et couverte en tuile». Cette description confirme que les couvertures d’origine du chevet de l’église étaient en tuiles.
Plusieurs cartes dressées au début du XIXe siècle représentent ainsi l’église tronquée de sa partie centrale, la partie occidentale appartenant désormais au « domaine de Lichamp », dont la vocation agricole est lisible sur le cadastre dit « napoléonien ». Les bâtiments situés entre la rivière et la partie occidentale de l’église sont toujours présents aujourd’hui.
Cadastre dit « napoléonien », section B1 du bourg «ancienne commune d’Allichamps», 1813
Etat indicatif des édifices destinés à l’exercice du culte catholique et de ceux qui n’en sont pas susceptibles, situés dans l’étendue du canton de la Celle Bruère, 4 Thermidor an IV, cité par A-I Berchon.


Plan du moulin des Bordes vers 1829

Plan détaillé de la rivière du Cher vers 1829
Le 29 Pluviôse an X (18 février 1802), un rapport indique : «dans la commune d’Allichamps, il existe un édifice qui est aliéné et presque détruit» et signale «l’inutilité de la cloche qui y est placée». Celle-ci est transférée dans l’église de St-Amand en 1802 et en 1803, les pierres consacrées des autels et les reliques sont transférées dans la paroisse de La Celle. (Voir media)
Les deux parties de l’église sont réunies en une seule propriété en 1852. Elle sera revendue en 1904. Entre-temps, la partie écroulée de la nef est reconstruite et l’édifice est transformé en grange et étable par plusieurs remaniements lourds : percements de baies et de portes de grange, construction de murs séparatifs intérieurs, de planchers au niveau de la croisée et des transepts, ajouts d’auges, d’appentis…C’est également à cette période (vers 1820-1830 ou à partir de 1850 selon les sources) que les couvertures en tuiles de l’abside, de l’absidiole Sud et des transepts sont remplacées par des lauzes en calcaire provenant des carrières locales de Bruère et La Celle.
Malgré son usage agricole, et grâce à quelques érudits influents, l’édifice est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 19 février 1926.
A partir des années 1980, d'autres fouilles plus approfondies sont menées par J-Y. Hugoniot en parallèle des tous premiers travaux de restauration de l’édifice.
Sous son influence, l’édifice est finalement racheté en 1985 par la commune : «les services fiscaux préfectoraux consultés ont estimé l’église à 45 000 fr et décrivent les bâtiments de la façon suivante : construction élevée en partie en moellons et pierres sous toiture en tuiles mécaniques (nef) et pour partie en pierres de taille sous toiture en tuiles plates ou lauzes (chœur),-murs en assez bon état, très épais, toiture en assez bon état sur la nef, en mauvais état sur le chœur - bâtiment actuellement aménagé en étables au rdc avec débarras, garage à la suite et greniers à foin au-dessus - aucun équipement»
L’association «Les amis du prieuré d’Allichamps» entreprend les premières fouilles et campagnes de restauration à partir de 1986.
Il rapporte plusieurs découvertes lors des fouilles ponctuelles menées en 1987 et 1988 : « Des fondations de bâtiments et des lambeaux de sols bétonnés, d’époque gallo-romaine ont été observés à l’intérieur de la nef […] Du côté Sud [de la nef, contre le mur gouttereau], plusieurs fondations de murs ont été mises à jour ainsi que des traces d’écroulement de toiture, le tout dans un milieu très cendreux contenant un matériel pauvre qui peut dater des IIe, IIe et IVe siècles. Une deuxième phase est représentées par les fondations d’un bâtiment à abside, partiellement dégagé dans la moitié Sud de l’église, construction grossière de 0.60m de large qui coupe un silo creusé dans le sol naturel sableux».
Les fouilles se multiplient au XXe siècle : d’abord en 1942-1944 avec un chantier de jeunesse mettant à jour des stèles et sarcophages dans l’ancien cimetière, puis en 1965 par E. Hugoniot.
A partir des années 1980, d'autres fouilles plus approfondies sont menées par J-Y. Hugoniot en parallèle des tous premiers travaux de restauration de l’édifice.
Les cartes postales et photographies anciennes sont intéressantes car elles donnent à voir des états antérieurs de l’édifice, notamment certaines dispositions modifiées à la fin du XIXe siècle pour faire du prieuré un bâtiment agricole.
Une unique carte postale représentant le prieuré fut éditée, dans les années 1910-1920.
Elle donne un aperçu du chevet et de la façade Nord contre lesquels on voit deux appentis : le premier prend place à l’emplacement de l’ancienne absidiole Nord tandis que le second se situe contre le transept, dans l’angle du mur gouttereau Nord. Les baies axiales du transept et de l’abside sont murées et plusieurs percements agricoles ont été réalisés.

CARTE POSTALE COMMENTEE : Bras Nord du transept et mur Nord de la nef, 1982, auteur inconnu, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (MAP)
Appentis Nord- Ouest démoli avant les années 1980
« Ancienne église d’Allichamps », vers 1910-1920, carte postale ancienne, EMB éditeur, AD Cher
Les photographies les plus anciennes connues datent de 1924 et ont été prises par Lucien Roy, alors ACMH du Cher. Elles ont vraisemblablement été prises en parallèle de l’inscription de l’édifice à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. On remarque sur ces photos la présence d’un mur, édifié dans le prolongement du pignon du transept Sud, qui devait délimiter l’emprise de l’ancien cimetière. On note aussi que les baies d’axes des transepts et de l’abside sont murées et qu’une large porte a été créée dans l’axe de l’abside.


La Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (MAP) conserve également deux séries de photographies de grand intérêt, l’une datant de 1982-1986 : , l’autre ayant été réalisée par A-I.Berchon (CRMH) en 1994 en vue du classement MH de l’édifice. La comparaison entre les vues du prieuré juste avant les travaux de l’association (à gauche) et une dizaine d’années après (à droite) est pertinente pour comprendre l’état de délabrement dans lequel se trouvait l’édifice et mesurer l’ampleur des travaux menés.

Abside : réouverture de la baie axiale, bouchement de la porte de grange, restauration des maçonneries, de végétalisation, restauration des couvertures, fermeture de l'appentis Nord.

Chevet et transept Nord : bouchement des baies agricoles su mur de transept, reprise des arases du transept, de végétalisation, restauration des couvertures, fermeture des appentis Nord. Les assises disparues des contreforts colonnes sont également restitués.

Mur gouttereau Nord : restauration des maçonneries, bouchement d’une porte et de baies agricoles, de végétalisation, mise hors d’eau de la croisée par une couverture en bac acier

Façade Ouest et mur gouttereau Sud : bouchement de petites baies sur le gouttereau, de végétalisation

Mur gouttereau Sud : de végétalisation, restauration des maçonneries, bouchement d’une baie agricole

Transept Sud et chevet : Réouverture des baies axiales, de végétalisation, démolition de l’ancien mur, restauration de la couverture en lauze de l’absidiole, restauration des maçonneries,
bouchement de la porte dans l’axe de l’abside
Les photographies des intérieurs du prieuré, prises en 1985 montrent bien les séquelles subies par le prieuré par l’aménagement de plancher intermédiaire et murets séparatifs, les maçonneries des piles de la croisée et les enduits des voûtes étant particulièrement touchés. Un treuil, installé à l’emplacement de l’ancienne absidiole Nord, permet de desservir le plancher haut de la croisée, servant au stockage de bottes de foins.

Planchers intérieurs au niveau de la croisée 1982/1985

Chapiteaux et Modillons lors des travaux 1982/1985
Enfin, nous disposons de multiples photographies des chapiteaux et modillons sculptés à différentes périodes (1924-1925, 1982-1986, 1985, 1994). Ces clichés permettent d’observer d’éventuelles pertes au niveau des sculptures afin de les restituer lors des travaux de restauration par les premiers membres de l'Association. (Voir la page photo)



A partir de 1994, une demande de classement au titre des Monuments historiques est menée, l’édifice étant finalement classé par arrêté du 9 août 2007.

Cela marque également la fin des travaux des bénévoles, une fois classé seuls les Architectes des bâtiments de France sont habilités à intervenir de façon durable sur l'entretient du bâti.
Le nouveau projet que nous soutenons en est l'aboutissement.
IIe-IVe siècles : Site gallo-romain, édification d’une villa romaine à l’emplacement de l’actuelle église, puis édification d’un temple romain dédié à Diane et d’une vaste nécropole romaine,
Ve siècle…: Etablissement d’un oratoire puis d’une église paléochrétienne dont la façade Ouest pourrait en partie être un vestige,
Milieu XIIe siècle : Construction de l’église prieurale, donnée au bénéfice de l’Abbaye de Plaimpied, ordre des Augustins, mentionnée en 1183 dans les fonds de l’abbaye de Noirlac, Chevet et transept issus d’un premier programme richement décoré, projet non abouti de nef à travées et remplacement par une nef charpentée plus modeste
XVe-XVIe siècles : Reconstruction d’une partie de la nef
1730 : Visite de l’archevêque de Bourges, Monseigneur de la Rochefoucauld, signalant le mauvais état de l’église,
1744 : Devis de réparations divers : charpente en anse de panier et lambris de la nef, réfection des couvertures de la nef, réfection du dallage des sols, réfection des enduits de la nef, travaux lancés par le prieur F. Pajonnet,
1770 : Réduction de la superficie du cimetière «du coin de la seconde nef qui fait un angle rentrant dans le cimetière jusqu’au mur méridional dudit cimetière»,
1791 : Suppression de la cure prieurale par le Directoire du district de St-Amand, dissociation de l’église et du domaine et vente de ce dernier,
1793 : Démission du prieur F. Pajonnet, dépouillement de l’église, / 1794 : Nouvelle vente du domaine (propriétaire : C-D. Berchon La Trolière),
1796 : Enquête du 4 Thermidor mentionnant l’écroulement de la partie centrale de la nef, vente de la maison curiale et de la partie occidentale de la nef, transformée en bâtiment agricole par la construction du mur de refend, (propriétaire : C-D. Berchon La Trolière),
1799 : Vente de la partie orientale de l’église et de la partie centrale de la nef, écroulée, (propriétaire : J-B. Augier),
1802 : Transfert de la cloche du prieuré dans l’église de St-Amand, puis en 1803, transfert des pierres consacrées des autels et des reliques dans la paroisse de La Celle,
1837 : Aliénation et vente de l’ancien cimetière, labouré puis transformé en jardin,
1852 : Réunification des deux parties de l’église en une seule propriété (propriétaire : F.P.A Gainault), / Fin XIXe siècle : Reconstruction de la partie centrale de la nef,
1904 : Nouvelle vente du prieuré (propriétaire : E.M. Pirot), / 19 février 1926 : Inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques,
1985 : Rachat de l’édifice par la commune de Bruère-Allichamps. Création de l’association «Les amis du prieuré d’Allichamps» l’année suivante. Début des fouilles archéologiques et des campagnes de restauration en 1986-1987.
9 août 2007 : Classement au titre des Monuments Historiques
2010_2120: Fouilles de la DRAC pour la qualification de l'interêt historique du Site.
2023: Lancement projet de Restauration et constitution du dossier par une Architecte agréée.